Bonsoir à tous et tous mes voeux pour cette année 2019 !

Quelques soucis de fin d’année ont ralenti l’avancement de nombreuses choses, et notamment de répondre aux vœux de certains d’entre vous. Veuillez m’en excuser.

miellerie cétoines entrée ruche
miellerie cétoines entrée ruche

Les abeilles (eh oui, qui d’autre ?)

Nous prouvent que l’opiniâtreté permet de faire face. Mais elles ont besoin d’aide car ils faut qu’elles évoluent plus vite que ce qu’elles ont pu le faire pendant ces dernières dizaines de millions d’années. De plus le cumul ou la combinaison de plusieurs facteurs augmente l’impact des principaux ennemis de l’abeille, paradoxalement encouragés par l’homme lui-même !

Un bilan printanier

Il faudra, comme chaque année, attendre le printemps pour savoir quelles ruches ont résisté. Une ruche n’a pas passé l’hiver, car en fin d’automne, le frelon asiatique l’a envahi. Un défaut de fixation de la grille d’entrée, l’a condamnée. A propos du frelon asiatique sachez que l’automne doux lui a permis de rester présent tard dans la saison, ce qui pourrait avoir un impact  positif quant à sa prolifération. De plus les infos glanées de ci et de là tendent à démontrer qu’il y a eu beaucoup de nids cette année, et qu’un faible pourcentage 20/30% de ceux-ci auraient été détruits. Ce qui ne laisse rien augurer de bon car il est dit que pour tout nid non détruit avant l’hiver, 2 nids seront construits au printemps. Personnellement, je peux dire que mes ruchers ont bien subi les attaques l’année dernière et que j’en tire de l’expérience notamment celle de pouvoir dire que le Frelon Asiatique est très intelligent et que face à une méthode de chasse il a vite fait de modifier son approche d’attaque des ruches.  Je vous laisse lire ce que le GDSA 30 (syndicat apicole) écrit à ses membres

Face à une prolifération exceptionnelle cette année, le partenariat SDIS 30 a plutôt bien fonctionné ; Malgré les 3700 captures de fondatrices enregistrées par le réseau de piégeage 2018, nous avons dû faire face au repérage de plus de 1000 nids. Les alertes ont débuté très précocement, ce qui a permis beaucoup de destructions efficaces. De nombreuses collectivités, qui se trouvent démunies face à la pression du FA, ont une demande forte et sont prêtes à nous soutenir et à collaborer dans cette Lutte. Donc, en 2019, nous ne devons pas baisser les bras ; nos actions ( communication, information, piégeage, recensement, destruction, formation ) doivent être poursuivies pour pouvoir mesurer leur effet sur le long terme. Là encore, les moyens humains sont déterminants, aussi, nous comptons sur la mobilisation d’adhérents motivés et disponibles ( voir engagements « Frelon Asiatique » au dos du bulletin d’adhésion ).

  • Recherche des nids primaires ( cette information doit être divulguée largement par tous ) La fondatrice, frelon femelle fécondée ayant réussi à traverser l’hiver, débute toujours sa ponte dans un « nid primaire » vers le 15 Avril chez nous ; de la grosseur d’une orange, percé vers le bas, il est toujours implanté suspendu, à l’abri et bien exposé ( genre terrasse couverte, préau, hall d’entrée, génoises, grange, … ) ; pendant un mois il n’y a qu’un frelon qui travaille. Sa destruction doit intervenir de nuit car il faut tuer impérativement le frelon dans le nid; un bénévole peut se charger gratuitement de cette destruction. Signalez dans tous les cas votre découverte à l’un de nos référents.
  • Reconduite et amplification du réseau concerté du piégeage de printemps : ( à largement divulguer aussi … ) Le principe est d’avoir un maximum de piégeurs assurant une large couverture sur le département, agissant en coordination et en échange d’informations ( envoi des résultats de capture et retour des bilans ). François BARNOUIN coordonne le suivi et de suivre ses informations. 

Installation et entretien des pièges : De par ses odeurs, le rucher est un lieu attractif pour les fondatrices et donc un endroit à privilégier pour la pose de pièges ; il y a aussi la proximité des nids de l’année antérieure. Deux à trois pièges par rucher sont largement suffisants. C’est l’efficacité du piège qui importe, et donc, l’attention et l’entretien qu’on lui prodigue ( ne pas hésiter à tester simultanément plusieurs pièges ), les visiter et réalimenter régulièrement, tous les 5-7 jours ( bière brune et cassis avec en plus, quelques frelons laissés lors des recharges ).

 

miellerie famille miel 2017

miellerie famille miel 2017


Et le miel dans tout ça ! 

45 kg au lieu des 72 kg de 2017. 3 Miels – printemps, été, St Victor – au lieu de 5 en 2017 – printemps 1, printemps 2, châtaignier, bruyère, été – mais du très bon miel si j’en crois les retours et…mon palais ! Un très bon miel de st Victor aux goûts de lavande et tilleul est venu enrichir la petite production (5 kg, 20 pots de 250g !). Plutôt accidentel car issu d’un essaim récupéré sur St Victor ( trois essaims au total, la récupération d’essaim m’étant inconnue). Les derniers pots d’été et St Victor sont réservés et il faudra attendre la production 2019 pour découvrir d'”autres” ou “presque les mêmes” goûts. A noter que le miel d’égouttement est décidément un miel à part et que je souhaite augmenter sa part dans la production, mais ce n’est pas si simple.

J’ai d’autre projets, notamment celui de mettre des ruches en “participation”, mais il faut bien réfléchir le sujet ! 

Je ne vais pas vous casser le moral en vous donnant les dernières infos sur le miel d’importation (ce sera pour une autre fois), mais quand vous achetez du miel pensez à bien regarder la provenance ! N’oubliez pas que si je n’en ai plus je peux vous livrer du Miel des Cévennes – Garrigues, Châtaignier – et des Corbières, Romarin !

En attendant, portez vous bien et encore mes meilleurs voeux pour 2019 !!!

Alain.